Maggie Stiefvater - Hotel Avallon

Parler de porte ouverte dans le cas de Hôtel Avallon (trad. Héloïse Esquié) serait plénoasmatique : ici s'ouvre un hall entier, avec ses tapis, ses fantômes de service, ses codes de classe et son eau soi-disant miraculeuse. Maggie Stiefvater installe d’emblée un monde clos, réglé comme une horloge de luxe, puis y injecte la guerre. Le résultat tient du cadre historique, du huis clos politique et du conte gothique sans jamais se laisser enfermer dans une seule case.

Le centre de gravité s’appelle June Porter Hudson, directrice générale d’un palace des montagnes de Virginie-Occidentale en janvier 1942. Elle gère tout : les clients, les bêtes, les employés, les stocks, les apparences.

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